Rigantona, Clairière drômoise du Collège druidique des Gaules

Rigantona, Clairière drômoise du Collège druidique des Gaules

2 juillet 2016 : L'Eglise de Moirans

PROTOCOLE DE L'EXPERIENCE DU 2 JUILLET 2016

 

Il s'agit de tout faire pour que l'attention, le niveau de conscience et la sensibilité des personnes soient à leur niveau maximum  entre 9h et 12h le 2 juillet.

 

Pour ce faire, reportons-nous à la tradition :

 

Que ce soit pour les baptêmes d'adultes, les premières communions et communions solennelles, toutes les cérémonies de noviciats ou de consécrations des prêtres dans le christianisme, pour toutes les cérémonies initiatiques dans les sociétés traditionnelles, il existe une préparation plus ou moins longue consistant en isolement, jeûne et confrontation avec soi-même.

La cérémonie elle-même est réalisée dans des conditions plus ou moins contraignantes et doit aider l'impétrant à surmonter des difficultés, dans un cadre très codifié et rigoureux.

Concernant notre expérience, comme il ne s'agit que d'une expérimentation physique et spirituelle mais non consécratoire, je propose de respecter le minimum de conditions :

 

Préparer un certain matériel et une tenue adéquate Nous aurons besoin d'appareils de mesure que chacun pourrait apporter :

  • 1 thermomètre médical pour prendre la température corporelle sous l'aisselle.

  • 1 appareil à tension médical.

  • 1 chronomètre pour mesurer le pouls et la fréquence respiratoire.

  • 1 appareil photo, mais prévoir de ne pas utiliser le flash.

  • Des grosses bougies.

  • Une tenue type aube ample (même pour les hommes), de couleur neutre (blanc ou beige, ou jaune pâle), sans ceinture ni élastique, en fibre naturelle type coton ou lin, sans dessin.

 

Passer 24h sans excitants ni calmants, avec :

  • une nourriture légère, végétale,

  • ne boire que de l'eau, sans alcool ni café ni thé,

  • éviter les situations de stress (si possible !)

 

La veille, le 1er juillet, faire une séance de méditation avant d'aller se coucher.

 

Se coucher tôt !

 

 

POUR LE JOUR DU 2 JUILLET :

 

 

Lever assez tôt pour ne pas être obligé de se presser.

Ne pas utiliser de parfums ni eaux de toilettes, ni savon trop odorants, ni après-rasage.

Prévoir une petite laine (en laine ou coton)car l'église est fraîche.

NE CONSOMMER JUSQU'A MIDI QUE DE L'EAU.

 

A 8h45, nous nous retrouvons chez Luxos à Moirans (Isère) pour enregistrer les sensations du « lieu neutre ».

Ensuite, déplacement vers l'église où nous nous installons pour être prêts à 9h30

 

A noter que pour garder le maximum de conditions du VIIIe siècle, depuis la veille, de l'encens d'église de Saint pierre et Saint Paul aura été diffusé dans la nef.

Nous allumerons aussi des bougies pour éviter l'usage de l'électricité

 

De 9h30 à 10h : silence puis enregistrement des sensations et des constantes (voir tableaux et diagrammes).

De 10h à 10h45 : Chants puis musique.

De 10h45 à 11H-11h15 : enregistrements finaux.

A 11h30, retour chez Luxos, où nous prendrons une grosse collation (repas) tous ensemble.

 

Eglise Saint-Pierre de Moirans.

Les résultats de cette expérience ont fait l'objet d'un mémoire soutenu par François Willigens et qui devrait donner lieu à publication...

Crédit photo :www.isere-patrimoine.fr

Pour en savoir davantage sur l'église romane de Moirans, vous pouvez lire l'article publié sur le site de la mairie :

 

"Dans une société fondamentalement religieuse le rôle de l'église pendant le Moyen-âge est important. En 1016, la fondation d'un prieuré bénédictin par Humbert évêque de Grenoble et d'une église sont attestés à Moirans. On suppose que l'église St Pierre a été construite sur l 'emplacement d'une église romaine sur l'axe Rome-Vienne : il s'agissait de la voie impériale transalpine qui rejoint le col du Mont-Genèvre par l'Oisans plus ancienne (les fondations dateraient du Ve siècle), qui était elle même construite sur les ruines d'un temple païen dont certains vestiges ont été découverts (notamment des fragments d'autel votif et une épitaphe). Elle a pu être édifiée avec de nombreux matériaux gallo-romains en réemploi. Moirans était, dans l'antiquité, une station importante, établie le long de l'axe Rome-Vienne.

Des deux édifices, il ne subsiste aujourd'hui que l'église St Pierre qui constitue une des plus belles églises médiévales du Dauphiné et témoigne de la présence d'un art roman dans la région.

 

Au cours de l'époque moderne, de nombreux travaux sont entrepris.

 

Le clocher, effondré au XVe siècle, a probablement été reconstruit au XVIIe siècle. Mais c'est aux XVIIIe et XIXe siècles, que les interventions sont fatales à l'édifice. En proie à des restaurateurs et autres aménageurs zélés qui ne se soucient guère de conserver un style architectural originel, l'église, subit plusieurs opérations de grands travaux, et semble malmenée.

En 1911, pour faire face à l'augmentation de la population, une nouvelle église est construite et l'église Saint-Pierre est désaffectée en 1919. Le débat sur l'utilisation de l'église est récurrent durant tout le XX e siècle. L'église sert successivement de salle de bals, banquets, gymnastique et même d'entrepôt du matériel incendie !

En décembre 1984, l'opiniâtreté de la ville et de l'association " les Amis du vieux Moyrenc " est justement récompensée : l'église est classée Monument Historique.

Aujourd'hui la commune poursuit un programme de réhabilitation de son patrimoine culturel en deux étapes : sécurisation puis restauration qui contribueront à redonner à cette église la place qui lui est due parmi les monuments architecturaux remarquables en Dauphiné.

L’Association Culture et Vie a financé la réalisation de quatre vitraux  dans l’abside de la vieille église Saint-Pierre en partenariat avec la municipalité. Arcabas, artiste local mais de renommé internationale nous a confié des dessins colorés que Christophe Berthier, Maître Verrier a ensuite réalisé et installé dans l’église. Ce sont quatre fresques très colorées. Un cinquième vitrail a été installé au printemps 2014 pour couvrir l’oculus. 

 

D'importantes découvertes archéologiques

 

La fouille archéologique qui a débuté en 2012 se poursuit  et une nouvelle autorisation vient d’être accordée pour les trois prochaines années. Elles sont conduites par Alain Badin de Montjoye, archéologue et ancien conservateur en chef des collections du musée dauphinois, elle se poursuit avec une équipe d’anthropologues tanatologues et d’étudiants en archéologie. Le passé ressurgit au fil des découvertes et la compréhension de la construction du bâtiment s’affine.

 Les différentes époques de construction livrent petit à petit leurs secrets. Dans l’abside, 3 sarcophages mérovingiens ont été découverts permettant de comprendre les rites funéraires. L’étude des quelques 169 sépultures mises à jour offre matière à travailler aux anthropologues qui reconstituent l’environnement sanitaire de ces individus décédés à tout âge. Des perles de chapelets, des pièces de monnaie, des éléments de coiffe, des fragments de vitraux, une parure éclésiatique, des ornements en or, et différents petits objets sont découverts et rappellent la vie quotidienne de la population moirannaise."

 

Crédit photo :commons.wikimedia.org



29/08/2017
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